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4 La modernisation

Les effets de la mécanisation sur la filière

Efedoù ar mekanikadur war ar vicher

Les bateaux étant plus grands, les tonnages récoltés augmentent, ce qui intensifie le travail du séchage à terre par les goémoniers et leurs familles.

Pour faciliter ce travail de traitement des algues, de nouvelles techniques de conservation sont mises en place au sein des usines. À partir de 1978, suite à la marée noire provoquée par le naufrage de l’Amoco-Cadiz, les industriels acceptent d’acheter toutes les algues « en vert », c’est-à-dire fraîches.

Le métier devient moins pénible mais plus solitaire, le nombre de goémoniers diminuant à cause de la mécanisation. Aujourd’hui, seules 35 licences de goémoniers sont accordées par le comité régional des pêches maritimes.

La plupart des goémoniers déchargent leurs algues au port de Lanildut. D’autres bateaux sont rattachés aux ports de Plouguerneau, Landéda ou Roscoff. Environ 70 000 tonnes de laminaires sont récoltées chaque année.